Dans le Voyage au bout de la nuit, Céline rappelle que les choses du derrière, on y revient toujours. C'est une grande affaire, le derrière.
Si vous êtes frigide ou impuissant du derrière, comment voulez vous apprécier le temps présent ? Et les si petites choses de la vie qu'on ne voit même plus ?
C'est pour cela qu'on a inventé le SexToy. Le SexToy, c'est pour remplacer la bite avec qui on se marie toujours trop vite. Toujours trop mal. Le SexToy c'est la dignité du genre humain, après la télévision, parce que les animaux nous l'envient.
Grâce au SexToy rose malabar qui tournoie sur lui-même t'es obligé(e) de te manger un orgasme multiple, sans quoi la vie ne vaut d'être vécue. Tous les coups sont gagnants parce que c'est techniquement prouvé ! Le philosophe Marcuse écrit que la technique est vilaine parce qu'elle rend nécessaire tout ce qui est possible, alors maintenant va falloir jouir bande de feignasses. Un, deux, trois, un, deux, trois...
La mécanique du derrière, c'est aussi la mécanique du rendement, et qui va s'en plaindre. Le plaisir à flux tendu, tout le monde en rêvait.
Pendant ce temps, il y a des gros nases qui se demandent s'il faut réinventer le couple... Y en qui se foutent de nos gueules quand même...
mercredi 28 novembre 2007
dimanche 7 octobre 2007
dimanche 9 septembre 2007
cosmos

ça devait arriver. Un jour on se demande pourquoi les êtres humains sont au centre de tout, et pourquoi passe t-on nos vies à se regarder mutuellement, à se décrypter, à faire des histoires de nous, pour nous, avec nous ou contre nous, à polir des miroirs qui reflètent des miroirs à l'infini. Un jour on est décentré et tout parait ridicule. Quelle importance ? Cette putain de chapelle sixtine n'aurait pas plus de valeur que le bleu de la flotte, mais puisqu'encore une fois il s'agit de nous... Dieu comme nous nous aimons... Nous nous séduisons. Et comme face à un tableau d'art contemporain incompréhensible à la plupart de nos cadres mentaux par manque d'harmonie la plus élémentaire, les critiques et les amateurs s'efforçent de donner de la valeur à chaque oeuvre alors qu'elle n'en a, par elle-même, aucune, il faut désormais transorfmer l'art en posant une vérité une fois pour toute : l'artiste devrait donner lui-même la valeur de son tableau. J'aimerais maintenant voir écrit "ce tableau est prodigieux" sur les toiles les plus affreuses et les plus incompréhensibles qui peuplent les musées. Envolées les interprétations pompeuses et imbitables, envolée l'importance que l'on se donne dans le regard des autres, envolée l'artiste et que ne subsiste que l'objet. Que ne subsiste que la nature.
C'est un peu comme la musique électronique, la techno la plus pure et la plus trash : la chose et non le verbe, pas d'auteurs vraiment reconnus, rien que la pulsation. La pulsation dans un monde ailleurs.
Il faut être absolument pas humain.
Enfin, un petit message contre les soi-disant sulfureux écrivains passionnés par les "moins de 16 ans" : n'allez pas croire à vos tabous que vous interprétez vous-mêmes comme tels, les "tabous" sont des inventions faites pour qu'on en parle. Les jeunes personnes, les enfants, s'adaptent au monde qu'on l'on construit pour eux, ils n'ont pas une conscience étendue de tous les possibles, de ce qui pourrait être autrement, ou pas, des limites et de leurs propres désirs. Par respect et parce qu'on n'en a rien à foutre de vos fantasmes, ne parlez pas de consentement et même, puisque grâce à vos oeuvres vos exposez votre propre existence (un miroir de plus), il n'est pas nécessaire d'investir l'existence de ces jeunes gens.
Merde alors, y en a marre des fantasmes des autres. Gardez les !
mercredi 22 août 2007
"Et au moment où il le sut, il cessa de le savoir"
Tant pis, c'est pas grave.
Les avions brûlent et je dis "rédemption" à deux reprises. C'est de cela dont sont faits mes rêves.
Les blogs et la littérature, ce ne serait pas la même chose. Il manquerait aux blogs une vision du monde, une idée motrice, et surtout la construction littéraire qu'exige l'écriture d'un roman.
J'ai lu des blogs et j'ai lu Martin Eden de Jack London. Faut comprendre que les blogs et la littérature, ce n'est pas du tout la même chose.
Martin Eden vient d'un milieu populaire. Il croit que la culture élève l’âme et qu’elle est beauté, propreté, richesse, qu’elle apporte tous ces bienfaits et qu’elle s’y épanouit. Mais il découvre que l’argent de la bourgeoisie achète la culture et se l’approprie, du moins en apparence. Car elle n'est souvent qu’un vernis. Mais Martin croit que la culture est une contemplation esthétique que chaque individu est à même de faire l’expérience. Il découvre surtout que la culture ne vaut rien en elle-même, qu’elle existe par la valeur qu'on lui donne. Martin existera parce qu’il sera publié, il deviendra écrivain et c’est ce statut social qui fera de lui un intellectuel de génie. Avant cette reconnaissance, il n’était rien. Le public lui donnera sa valeur. Hors de ça et avant cela, lui et ses écrits n’étaient rien pour eux. Mais ça n'est déjà plus ce qu'il avait désiré. Martin Eden découvre que la culture aurait dû rester individuelle, qu’elle est solitude. Et il est seul. Et il veut dormir, pour toujours. L'Amour n'existe pas et la littérature n'a pas d'âme.
C’est un livre bouleversant.
Les bloggueurs écrivent pour eux-mêmes, c'est une affaire entendue... Personne aujourd'hui ne pourrait être aussi déçu que Martin le fut, car chaque bloggueur sait la valeur qu'il s'accorde à lui-même. Si Martin Eden avait été bloggueur, il n'aurait jamais tant déifié la littérature.
Les blogs, au fond, c'est de la poésie brutale.
Les avions brûlent et je dis "rédemption" à deux reprises. C'est de cela dont sont faits mes rêves.
Les blogs et la littérature, ce ne serait pas la même chose. Il manquerait aux blogs une vision du monde, une idée motrice, et surtout la construction littéraire qu'exige l'écriture d'un roman.
J'ai lu des blogs et j'ai lu Martin Eden de Jack London. Faut comprendre que les blogs et la littérature, ce n'est pas du tout la même chose.
Martin Eden vient d'un milieu populaire. Il croit que la culture élève l’âme et qu’elle est beauté, propreté, richesse, qu’elle apporte tous ces bienfaits et qu’elle s’y épanouit. Mais il découvre que l’argent de la bourgeoisie achète la culture et se l’approprie, du moins en apparence. Car elle n'est souvent qu’un vernis. Mais Martin croit que la culture est une contemplation esthétique que chaque individu est à même de faire l’expérience. Il découvre surtout que la culture ne vaut rien en elle-même, qu’elle existe par la valeur qu'on lui donne. Martin existera parce qu’il sera publié, il deviendra écrivain et c’est ce statut social qui fera de lui un intellectuel de génie. Avant cette reconnaissance, il n’était rien. Le public lui donnera sa valeur. Hors de ça et avant cela, lui et ses écrits n’étaient rien pour eux. Mais ça n'est déjà plus ce qu'il avait désiré. Martin Eden découvre que la culture aurait dû rester individuelle, qu’elle est solitude. Et il est seul. Et il veut dormir, pour toujours. L'Amour n'existe pas et la littérature n'a pas d'âme.
C’est un livre bouleversant.
Les bloggueurs écrivent pour eux-mêmes, c'est une affaire entendue... Personne aujourd'hui ne pourrait être aussi déçu que Martin le fut, car chaque bloggueur sait la valeur qu'il s'accorde à lui-même. Si Martin Eden avait été bloggueur, il n'aurait jamais tant déifié la littérature.
Les blogs, au fond, c'est de la poésie brutale.
lundi 6 août 2007
Les lauriers de l'Atlantique
Kenneth Foster va mourir le 30 août 2007.
C'est l'histoire à la fin de laquelle personne ne sauvera personne par l'épée, et les donjons seront bien gardés.
C'est l'histoire qui ne raconte pas le racisme ni le mauvais côté de la barrière sociale.
C'est quoi la vie sans possibles, sans idées, sans désirs. C'est quoi quand le hasard se transforme en destin par la volonté des autres, quand peu importe ce qu'il a fait ou n'a pas fait puisque sa vie ne lui appartient pas.
C'est la vie toute nue. La vie toute seule.
Kenneth Foster croit peut-être que son histoire deviendra un exemple. Mais au delà des symboles, et des luttes, et des progrès, quelle sensibilité expérimente t-on quand on sait le jour et l'heure de sa mort ?
Je meurs dans un mois.
Je meurs dans quinze jours.
Je meurs dans une semaine.
Je meurs demain.
Je meurs dans une heure.
Je meurs dans cinq minutes.
Je meurs dans trente secondes.
Moi j'ai peur, et je pense que Mr Foster aussi, mais il ne vaut mieux pas que ça se sache.
C'est l'histoire à la fin de laquelle personne ne sauvera personne par l'épée, et les donjons seront bien gardés.
C'est l'histoire qui ne raconte pas le racisme ni le mauvais côté de la barrière sociale.
C'est quoi la vie sans possibles, sans idées, sans désirs. C'est quoi quand le hasard se transforme en destin par la volonté des autres, quand peu importe ce qu'il a fait ou n'a pas fait puisque sa vie ne lui appartient pas.
C'est la vie toute nue. La vie toute seule.
Kenneth Foster croit peut-être que son histoire deviendra un exemple. Mais au delà des symboles, et des luttes, et des progrès, quelle sensibilité expérimente t-on quand on sait le jour et l'heure de sa mort ?
Je meurs dans un mois.
Je meurs dans quinze jours.
Je meurs dans une semaine.
Je meurs demain.
Je meurs dans une heure.
Je meurs dans cinq minutes.
Je meurs dans trente secondes.
Moi j'ai peur, et je pense que Mr Foster aussi, mais il ne vaut mieux pas que ça se sache.
lundi 25 juin 2007
C'est pas la mort à boire
Les asticots asthmatiques astiquent la tique sans tiquer dans la grange aux oranges.
Mon copain cassé, ce matin,
petite fêlure catacloque jusqu'à moi.
Il ne demande pas quelque chose, il est muet pour les fantasmes.
Mon copain cassé qui dit jamais fontaine,
à l'intérieur de lui, c'est de la porcelaine qu'on ne doit pas toucher SVP.
Mon copain cassé est né comme du sable avec de l'eau,
tout s'efface quand il respire.
Je l'aime bien quand il pleure, ça recolle les morceaux.
24 images/seconde.
Mon copain cassé, ce matin,
petite fêlure catacloque jusqu'à moi.
Il ne demande pas quelque chose, il est muet pour les fantasmes.
Mon copain cassé qui dit jamais fontaine,
à l'intérieur de lui, c'est de la porcelaine qu'on ne doit pas toucher SVP.
Mon copain cassé est né comme du sable avec de l'eau,
tout s'efface quand il respire.
Je l'aime bien quand il pleure, ça recolle les morceaux.
24 images/seconde.
samedi 16 juin 2007
L'éternité et un jour
Belmondo dans A bout de souffle : "être immortel et puis mourir".
On n'a pas besoin de Dieu pour être coupable. Pour se situer grosso merdo dans le marécage social il suffit de mesurer, à vue de pif, son degré de culpabilité. Si vous culpabilisez de ne pas être un Travailleur, alors vous êtes au dernier échelon du pêché. Il vaut mieux l'échec à rien du tout. Passez des concours si vous êtes sûrs de ne pas les avoir, car il se peut que vous regagnez un peu de l'innocence du simple d'esprit.
On ferait tout pourvu qu'on nous en veuille pas. Pourvu qu'on soit des innocents.
J'ai acheté une petite friandise, un album. Dieu de bordel de merde ce que j'ai culpabilisé pour ce petit plaisir de jeune à l'arrache qui sait qu'il ne faut pas faire de dépenses inutiles. Comme une sale gamine qui vient de gagner 5 francs au Banco et qui va s'acheter une bourse de bonbons, je serrais le pochette FNAC avec un demi sourire d'excitation, des gilis dans le ventre. Peut-être il y avait-il même quelque chose des pupilles dilatées des cokaïnomanes en faute ou bien une satisfaction de bonne soeur qui aurait volé des pâtes d'amande en serrant son crucifix.
La possibilité de consommer est une belle idée. La possibilité de consommer peu et le bonheur de faire les choses avec parcimonie et de les apprécier est une idée neuve...
On n'a pas besoin de Dieu pour être coupable. Pour se situer grosso merdo dans le marécage social il suffit de mesurer, à vue de pif, son degré de culpabilité. Si vous culpabilisez de ne pas être un Travailleur, alors vous êtes au dernier échelon du pêché. Il vaut mieux l'échec à rien du tout. Passez des concours si vous êtes sûrs de ne pas les avoir, car il se peut que vous regagnez un peu de l'innocence du simple d'esprit.
On ferait tout pourvu qu'on nous en veuille pas. Pourvu qu'on soit des innocents.
J'ai acheté une petite friandise, un album. Dieu de bordel de merde ce que j'ai culpabilisé pour ce petit plaisir de jeune à l'arrache qui sait qu'il ne faut pas faire de dépenses inutiles. Comme une sale gamine qui vient de gagner 5 francs au Banco et qui va s'acheter une bourse de bonbons, je serrais le pochette FNAC avec un demi sourire d'excitation, des gilis dans le ventre. Peut-être il y avait-il même quelque chose des pupilles dilatées des cokaïnomanes en faute ou bien une satisfaction de bonne soeur qui aurait volé des pâtes d'amande en serrant son crucifix.
La possibilité de consommer est une belle idée. La possibilité de consommer peu et le bonheur de faire les choses avec parcimonie et de les apprécier est une idée neuve...
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