"Tu veux danser ?"
"Non merci, je peux pas j'ai une jambe de bois"
De toute façon les slows, c'est très très très ennuyeux.
Voilà. Il y a des gens qui ne devraient pas exister. Vous savez, ceux que nous ne voulez plus voir, ceux qui vous rendent malade par leur médiocrité, leur pleutrerie, leur complainte inutile. Les sans emplois, les célibataires forcés, les sans passions, sans projets, sans investissement particulier, sans sourire. Il y a un petit recoin de l’existence ratée qui reste à la mode, c’est le loser. Le loser c’est un peu la célébrité des nuls, celui qui « s’en tamponne » de tout et surtout de vous, qui joue l’artiste maudit ou qui s’exprime très régulièrement avec une presque sagesse de cynique sur la vacuité de vos existences à vous. Et même quand un loser réussit, il s’en tient à l’amertume et au cynisme comme un projet de carrière et vous l’adulez pour ça. ça vous fait du bien, le mépris des hautes sphères.
Mais il y a pire, il y a le mépris pour ceux qui sont en dessous de vous, ceux qui passent dans les émissions un peu tordues mais que vous adorez, avec leurs problèmes de boulimie, de violence, d’alcoolisme, d’enfant hyperactif, de maison très très très sale, de pauvreté, d’infidélité, de transsexualité, d’échec scolaire, de chômage (oh là, comme vous y allez !), de TIC, de TOC, de schizophrénie paranoïaque, de mari en prison, de junky. Nananère.
Il y a des gens qui ne devraient vraiment pas exister. Vous.
Il faut bien secouer, sinon la pulpe elle reste en bas et je vous raconte pas comment on a l'air d'un con après.
PS : en hommage à Martiel Martial, j'offre à vos consciences l'image de Caroline Ingalls toute de peau d'écureil vêtu rodéo drivée par le gourdin de chevreuil de Charles Ingalls, ça va donner grave. Parce que la loi de Marcel, c'est la loi Martiale.
vendredi 30 mars 2007
samedi 17 février 2007
la môme chiasse
La nouille moisie : Connard, avec son MP3 vissé dans le cul, on peut dire qu'il ressent bien la musique
Queutard coincé : il es pédé ?
La nouille moisie : oui, il n'aime que ce qui lui ressemble.
Queutard coincé : ah, c'est triste
La nouille moisie : c'est la vie !
(faut pas dire "pédé" c'est très vilain et surtout ce n'est pas tendance)
Queutard coincé : il es pédé ?
La nouille moisie : oui, il n'aime que ce qui lui ressemble.
Queutard coincé : ah, c'est triste
La nouille moisie : c'est la vie !
(faut pas dire "pédé" c'est très vilain et surtout ce n'est pas tendance)
mercredi 7 février 2007
dimanche 4 février 2007
non, rien de rien, mais alors rien

Une historiette...
Marin, il ne fermait jamais sa gueule, même lorsqu’il faisait des guilis-guilis à sa vache. Sa grosse vache, pas Margueritte, l’autre, Astrid. Une vraie vache laitière qui aurait pu inonder la forêt amazonienne à coup de lacté, mais qui s’en tenait à déverser la boisson d’Isis dans le saut de sa brave bête d’éleveur. Margueritte n’était que sa femme. Non qu’il ne lui tâtasse pas le mamelon le samedi soir après la crème brûlée, mais sa gésine demeurait rétive au breuvage. La ratonne, qu’il pensait, la petite croûteuse qui me laisserait crever de soif, ah l’égoïste ! « T’iras pas au paradis ! » il disait. Bof, il se réconfortait avec Astrid, la générosité faite bovidé, le mutisme en plus qui la rendait si réconfortante, Astrid, le point de non retour c’est quand je te regarde droit dans la mamelle… Astrid, ma veilleuse de secours, ma trinité conceptuelle, ma sève goulue, ma prophétie incantatoire…
Au village, Marin n’était pas respecté. C’est ballot, mais le monde est ainsi fait que certains ne sont que la bouse des autres. Les gens du plat pays, en plus d’être de parfaits idiots, étaient tous aussi railleurs les uns que les autres, et de voir ce sinistre couillu amoureux de sa vache, ils s’en pourléchaient jusqu’au bas ventre. « Marin ! Et le prêtre c’est pour quand ? » « Marin, t’arrives à la monter sur des échasses ?! » « Marin, comment qu’elle va ta grosse ? » A cette dernière question, on ne savait tout simplement pas si la grosse désignait Astrid ou Margueritte. Marin avait pris le parti de l’indifférence, se contentant de répondre pour l’une comme pour l’autre « Elle est goulue ! »...
mercredi 31 janvier 2007
We hope that you choke
Puisque c'est comme ça, je me tire.
C'est peut-être à la Fnac qu'on peut voir les gens les plus classes du quartier. La Fnac, c'est très rock n roll, même s'il faut un peu pousser les vieux qui traînent leur museau rapeux dans les rayons : littérature étrangère (je veux pas forcément dire Daniel Steel, hein...)
La Fnac me donne envie de porter des rayures oranges fluos et de dragouiller les trentenaires en veste de faux cuir et barbe imberbe de 15 jours qui se remémorent le bon temps où Kurt Cobain avait la classe aristocratique de se suicider pour évoquer les vrais problèmes des jeunes (bah ouais quoi...), et même de me taper des churros devant l'écran plat qui diffuse un bon vrai film de merde, style Fast and Furious, very very furious, et puis de m'éclater à chercher le pire dessin animé adulé dans l'enfance (Princesse Sarah ou Creamy ?), mais aussi de marcher le vague à l'âme, la goutte au nez et le cheveu gras dans le rayon des philosophes psychologues sociologues en méditant sur mon karma obstinément embrouillé et en prenant l'air grave, et peut-être que je finirai planquée dans un coin obscure , quand les vieux auront cédé la place, à relire les Particules élémentaires parce que ça m'évite de lire autre chose.
La Fnac, yeh man, c'est le pardoxe : une enseigne commerciale qui vend tout et n'importe nawak, le dégoûtant mélange culturel tapageur qui fait honte à la III république (ah non, la Veme), et pourtant, c'est le seul endroit qui donne envie d'observer le monde.
Alors, chut, observons.
C'est peut-être à la Fnac qu'on peut voir les gens les plus classes du quartier. La Fnac, c'est très rock n roll, même s'il faut un peu pousser les vieux qui traînent leur museau rapeux dans les rayons : littérature étrangère (je veux pas forcément dire Daniel Steel, hein...)
La Fnac me donne envie de porter des rayures oranges fluos et de dragouiller les trentenaires en veste de faux cuir et barbe imberbe de 15 jours qui se remémorent le bon temps où Kurt Cobain avait la classe aristocratique de se suicider pour évoquer les vrais problèmes des jeunes (bah ouais quoi...), et même de me taper des churros devant l'écran plat qui diffuse un bon vrai film de merde, style Fast and Furious, very very furious, et puis de m'éclater à chercher le pire dessin animé adulé dans l'enfance (Princesse Sarah ou Creamy ?), mais aussi de marcher le vague à l'âme, la goutte au nez et le cheveu gras dans le rayon des philosophes psychologues sociologues en méditant sur mon karma obstinément embrouillé et en prenant l'air grave, et peut-être que je finirai planquée dans un coin obscure , quand les vieux auront cédé la place, à relire les Particules élémentaires parce que ça m'évite de lire autre chose.
La Fnac, yeh man, c'est le pardoxe : une enseigne commerciale qui vend tout et n'importe nawak, le dégoûtant mélange culturel tapageur qui fait honte à la III république (ah non, la Veme), et pourtant, c'est le seul endroit qui donne envie d'observer le monde.
Alors, chut, observons.
dimanche 21 janvier 2007
impossible n'est pas français (s'il paye l'impôt sur la fortune)
Les travailleurs, c’est comme des esclaves qu’on paierait et qui rentreraient chez eux. C’est comme des hommes libres qui seraient obligés de travailler. C’est comme des hommes libres qui seraient libres de travailler. C’est des hommes libres qui seraient librement des esclaves.
Mais les laves linges durent plus longtemps avec Calgon. Donc ça va quand même.
Y a un mec en France qui ne connaît aucun candidat à la présidentielle, à part vaguement le nom de Sarkosy. Je rend hommage à cet inconnu qui ne sera jamais bête tant son ignorance est enfantine et innocente, tant sa vie n'est faite que de survie temporaire, tant son comportement demeure brute, loin des débats et des idées, tant il est hors des GRANDES préoccupations, tant il ne votera pas même extrême droite en désespoir de cause parce qu'il ne connaît pas... et qu'il s'en fout.
Un animal politique ? Apparence... la politique est une apparence. Il suffisait d'en parler entre amis pour se rendre compte que personne n'avait les même idées politiques et pourtant, on était tous des amis. La politique était hors du jeu concret, la politique était hors de nos vies quotidiennes, la politique faisait tout juste un peu sérieux quand les jours de gloire étaient arrivés.
Mais les laves linges durent plus longtemps avec Calgon. Donc ça va quand même.
Y a un mec en France qui ne connaît aucun candidat à la présidentielle, à part vaguement le nom de Sarkosy. Je rend hommage à cet inconnu qui ne sera jamais bête tant son ignorance est enfantine et innocente, tant sa vie n'est faite que de survie temporaire, tant son comportement demeure brute, loin des débats et des idées, tant il est hors des GRANDES préoccupations, tant il ne votera pas même extrême droite en désespoir de cause parce qu'il ne connaît pas... et qu'il s'en fout.
Un animal politique ? Apparence... la politique est une apparence. Il suffisait d'en parler entre amis pour se rendre compte que personne n'avait les même idées politiques et pourtant, on était tous des amis. La politique était hors du jeu concret, la politique était hors de nos vies quotidiennes, la politique faisait tout juste un peu sérieux quand les jours de gloire étaient arrivés.
samedi 13 janvier 2007
fuck the médias ?
On morfle de la petite enfance à la vieillesse, on finit traumatisé par ses parents, ses amis, son boulot et puis par son propre corps pourrissant. Entre temps, sea sexe and sun. Moi, pour ne plus être dans le coup, j'ai délocalisé ma conscience dans mon estomac, j'ai l'intelligence du ventre genre human nature marginalisée pas du tout peace and love.
Je ne crois pas au libre arbitre ni à la volonté tendance acte engagé because we worth it, je ne crois qu'au triomphe des paupières lourdes et de l'endormissement totalement pas voulu.
Et puis un truc qui m'emmerde vachement, c'est les émissions de reportage de canal + portées à coup de musique rythmée type underground avec le commentaire mâle d'un journaliste tellement au fait qu'il montre et démonte le monde avec recul et cynisme, genre : "voyez comme c'est pas beau, mais heureusement on est là pour le dire et vous êtes là pour l'entendre",
et ça finit toujours par ça : "on vous laisse le monde pas tout à fait dans l'état où on l'a trouvé" ou bien "demain ce sera pire", ou encore "le pire c'est que quand c'est terminé, ça recommence"... Pourquoi pas "la vérité est ailleurs" tant qu'ils y sont... Et nous , nous les occidentaux démocrates, nous les heureux chanceux sur-informés, après les soldes est-on obligé d'être concerné ? De jouer les citoyens éclairés parce qu'on a la télé pour tout nous dire ? Que sait-on vraiment ? N'éteint-on pas le poste avec carrément autre chose à FOUTRE ???
Franchement, BANZAI, et je laisse ce blog pas tout à fait en bon état.
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